vendredi 25 décembre 2009

Comme chaque année, je ne fete rien.

Je ne vais pas expliquer tous les ans pourquoi je ne célèbre pas la naissance du petit jesus, il me semble l'avoir déjà expliqué l'an dernier. Cette année je me suis porté volontaire pour passer cette soirée au travail, ce qui me donne une bonne raison pour ne pas être avec la famille. Sur le papier ça m'avait semblé être une bonne idée, dans les faits, un peu moins.
Le fait d'imaginer que tous les gens que je connais sont en train de faire la fête pendant que moi je me fais chier au travail, ça me dérange. Pourtant, d'une certaine manière je les plains aussi, j'ai une pensée émue pour M. N. qui passe la soirée chez sa belle famille alors qu'il serait certainement plus à l'aise n'importe où ailleurs, et grâce au miracle de la technologie moderne je sais aussi que bon nombre des gens que je connais se morfondent tous seuls sur leur canapé une bière à la main la télécommande dans l'autre, et je pense que c'est encore pire. Je suis tout seul, c'est vrai, mais j'ai choisi de l'être, c'est pas pareil.

Pourtant je les envie aussi un peu.
Passer la nuit au travail aujourd'hui fait que mon employeur m'offre un repas. Rien ne les oblige à ce que ce repas soit bon, mais ça ne peut pas être pire que si c'est moi qui cuisine... ah, en fait si. Et une bière bien fraiche m'aurait aidé à ne plus y penser. Pour ce genre d'occasions, même si c'est avec modération, j'aime bien avoir quelque chose à boire, j'entends par là au moins une bière ou un petit peu de vin (je parlais pas de lait, de soda, ou de sirop de menthe, évidemment). Je comprends bien sûr qu'un employeur ne peut pas offrir d'alcool à ses employés, ça ne se fait pas. En fait je crois que ce n'est pas tant la consommation d'alcool sur le lieu de travail que de connaitre les pratiques, ou restrictions imposées de chacun. C'est vrai que c'est délicat par exemple de demander à un employé s'il est alcoolique et si ça va foutre en l'air des mois voire des années de sobriété. C'est le genre de choses dont il est assez difficile de parler. En ce moment je suis en période de sobriété forcée, mes heures de travail ne me permettent pas de sortir boire un verre le soir avant de rentrer chez moi.
L'autre jour je suis allé me prendre un demi dans un troquet en sortant du bureau, et la serveuse m'a regardé de travers. Forcément à 8h du mat, ça ressemble à un petit déjeuner alcoolique. Adieu la discrétion, et mode ninja off, tout le monde était conscient de ma présence.

Ce qui est difficile à supporter dans ces moments là, c'est surtout la solitude. en général ça ne me dérange pas, j'ai même tendance à manquer d'intimité d'habitude, mais travailler de nuit trop souvent fait qu'on ne voit personne. Aucun visage familier, personne à qui parler, et œuf corse personne à retrouver au comptoir en sortant du taf, et personne ne m'a appelé. Bordel, je ne manque donc à personne? J'ai beau prétendre être asocial et solitaire, mes compagnons de boisson me manquent. Mes compagnes aussi (surtout) et bien que je sois le pire séducteur que la terre ait porté (j'exagère, il y a pire que moi, j'en ai vu) ça m'occupe l'esprit de courir la gueuse.

Heureusement, dans quelques heures c'est bientôt fini et je retrouve les amis pour qu'on puisse fêter bidule tous ensemble à 8h du mat au lieu de le faire à minuit comme tout le monde.

mercredi 23 décembre 2009

Tout le monde n'a pas la chance d'aimer son travail

J'ai du subir un examen tres éprouvant récemment. J'etais à la visite medicale. Passage obligé à chaque fois qu'on commence un nouveau boulot, et qui reste encore obligé apres quand on garde son boulot.
Pendant que j'etais en train d'attendre, je me disais un truc: peut-on encore eprouver de l'amour propre quand on fait de la medecine du travail?
Soyons sérieux deux minutes, c'est des gens qui ont fait des études de médecine sérieusement et dont le boulot n'est ni de diagnostiquer des maladies en étudiant les divers symptômes, ni de prescrire le traitement adapté. En gros ce sont des médecins qui ne soignent pas. Des années d'études de médecine pour au final être dans un bureau et remplir des questionnaires. Ne trouveriez-vous pas ça terriblement frustrant? N'auriez vous pas envie d'en finir au plus vite si vous étiez dans la même situation?
Je ne pensais pas que j'étais si proche de la vérité.

En effet, le medecin que j'ai vu avait vraiment envie d'en finir tres vite.
Je n'ai jamais vu quelqu'un ausculter aussi rapidement. Et que je te tapote le bide avec mon stéthoscope vite fait histoire de dire que je l'ai fait et ça suffit, levez vous et allez vous peser. Basta. J'ai même pas vu si le stéthoscope était sur ses oreilles ou pas, c'etait déjà fini.

Sinon, pour ceux qui s'en soucieraient, si on s'en refere à ce medecin, je suis en bonne santé.

mardi 22 décembre 2009

Continuons le debat...

Comme certainement beaucoup d'entre vous, j'ai reçu dans ma boite à spam un mail m'invitant à signer une pétition pour que cesse d'être débattue la question de l'identité nationale. L'espace d'un instant j'ai été tenté de signer, n'adhérant que très peu aux idées qui ont été dégagées par le travail accompli jusqu'à présent, mais je me suis ravisé. Ce débat nous offre quelque chose qu'il nous aurait été trop difficile de voir avant, parce que l'usage veut que nos opinions soient personnelles et nos pratiques confidentielles.
Beaucoup diront que c'est parce que facebook est passé par là, c'est vrai que les réseaux sociaux ont banalisé la divulgation de notre intimité, mais ça se serait produit de toute façon. Aujourd'hui nous avons envie de parler librement, on en a marre de devoir garder pour soi tous ces petits détails, ces petits riens qu'on a envie de partager avec les autres mais qu'on ne dit pas parce qu'on ne trouve pas la bonne occasion pour le placer, ou qu'on craint de blesser l'autre dans ses propres convictions.
L'époque est au déballage. Ceux qui n'ont pas le temps ou l'envie de voir un psychiatre ou un confesseur ont pensé qu'eux aussi avaient le droit de dire tout haut ce qu'ils pensent tout bas. Personnellement je profite de l'espace de liberté que je m'offre ici pour dire ce qui ne passerait pas forcément en société, et je modère déjà beaucoup mes propos.
Toute vérité n'est pas bonne à dire. Où est la vérité? Doit-on se fier aveuglément à nos livres d'histoire? Je ne crois pas, en fait je pense sincèrement que là où il y a analyse il y a interprétation et il est très difficile d'être impartial. Beaucoup de gens affirment avoir raison et détenir la vérité. J'aime beaucoup cette image de la vérité détenue, comme en prison...

Le sujet auquel nous sommes conviés à participer est particulièrement glissant, à cause de tous les sous-entendus qui vont avec. quand on parle du "ministère de l'immigration et de l'identité nationale", on associe assez vite avec "reconduite à la frontière". quand on parle juste de l'immigration, le journal nous a bien appris à toujours l'associer avec "violences en banlieue".
Je propose d'envoyer tous nos délinquants de l'autre coté d'un peu toutes nos frontières (répartissons bien, si on les envoie tous en Belgique, ils vont gueuler, les belges) en plus ça va régler le problème de la surpopulation carcérale, c'est cool, ça fera de la place pour les politiciens.

Ouvrons les yeux, bordel, il n'y a jamais eu de problème d'identité nationale, et il n'y en a toujours pas, et c'est pareil pour l'immigration. Des problèmes, il y en a, des tas, mais certainement pas ceux là. Pourtant il faut continuer ce débat inutile, il nous enseigne une chose importante: moins d'un français sur deux est choqué par ce débat, ce qui signifie que plus de la moitié des français pensent que l'immigration est un problème en France.


Je défend la liberté d'opinion et la liberté d'expression, et je soutiens qu'il est nécessaire de défendre le droit à la haine bête méchante et aveugle, tant qu'elle n'est pas suivie de violence, mais on ne peut pas laisser la haine être exploitée pour des motifs électoralistes. Que j'approuve ou pas ce qui se dit, je laisserai toujours dire, chacun est libre de tenir les propos qu'il souhaite, et chacun est responsable des propos qu'il a tenu. Il sera drôle, quand une fois pour toute on aura pu refermer ce dossier, de mettre les gens face à leurs responsabilités, face à leurs propos.

Pourquoi veut-on nous faire croire maintenant qu'il y aurait moins de délinquants s'il y avait moins d'étrangers? J'ai été un immigré toute mon enfance, et je n'ai jamais constitué une menace pour la sécurité du Canada ou du Cameroun.

Ah, oui, mais c'est certainement parce que je suis blanc...

dimanche 20 décembre 2009

Ah, ouais, maintenant je me souviens...

L'autre soir apres une longue journée de travail, précédée d'une courte mais epuisante semaine de travail (celle qui vient s'annonce pire encore, mais je vais arreter de me plaindre, déjà j'ai un travail, et il est pas si pourri que ça) j'avais une folle envie de me torcher la gueule un coup comme je ne l'avais pas fait depuis un bout de temps (une bonne semaine, au moins), mais où donc aller, maintenant que mon ancien rade est fermé?

Je me suis souvenu que mon ex-ex rade etait sur mon chemin, et dans mon souvenir j'en etais parti parce que c'etait juste un peu cher, et qu'il augmentait ses tarifs deux fois par an. Mais j'avais un peu de thunes sur moi, j'avais été très sage financierement cette semaine, je pouvais donc me le permettre.
En entrant, je retrouve quasi naturellement ma place au comptoir, un endroit central qui me donne une bonne vue sur la moitié de la salle. Quand je suis seul dans un bar je deviens un peu voyeur. Je vis par procuration. Je ne dis pas un mot et j'écoute attentivement ce qui se passe dans la vie des autres. Parfois c'est difficile d'etre discret dans ce petit jeu là quand l'une de mes cibles raconte une blague drole. Heureusement les gens sont rarement droles.
En m'installant, je remarque immediatement cette tres jolie fille, et je pense qu'elle me trouve à son goût aussi, puisqu'alors que je passe beaucoup de temps à l'observer, elle semble beaucoup regarder dans ma direction.
Fidele à mes habitudes (je n'en serais pas là où j'en suis sans mes putains d'habitudes) je ne vais pas l'aborder, bien sûr, ce serait trop simple. Je sais bien qu'il suffirait d'un "bonjour, tu me plais beaucoup, je peux t'offrir un verre?" et je serai fixé, mais je ne sais pas faire ça.
Au lieu de ça, pendant que je fumais tranquillement ma clope dans le froid sibérien du centre parisien, elle vient me demander secours et assistance. La pauvre, je comprends bien son désarroi, n'a plus un rond pour se payer une autre biere. Je l'invite donc à partager mon pichet.
On papote un peu, mais on rame surtout. Damned, on a rien en commun, on ne trouve aucun sujet de conversation pouvant interesser l'autre. Je me trouve nez à nez avec un trou noir, j'y suis irresistiblement attiré mais je sens bien que je serais bien mieux ailleurs. Mais bon, ça pourrait etre pire, j'etais arrivé seul et me voilà avec une jolie fille, pas de raisons de se plaindre.
Je lui paye quelques verres puis on sort. Elle a faim, et veut manger un morceau au "restaurant" rapide du coin et me met à contribution pour payer son repas, je fouille le contenu de mes poches et lui tends toute ma fortune (on va arrondir à 43 centimes). Je crois que je n'ai jamais eu aussi honte de ma vie, elle s'est mise à demander à tous les clients du "restaurant" s'ils ne pouvaient pas lui payer son repas. Autant ça ne me derange pas de faire la manche (seulement si c'est donnant-donnant, les connards qui ont juste une pancarte et qui prennent un air pitoyable et/ou pathetique, j'ai juste envie de leur foutre mon pied dans la gueule ou le fondement) apres tout, moi meme il m'est arrivé de glaner quelques centimes avec ma guitare (j'ai tout donné à la guitare, c'est elle qui avait fait le plus gros du travail) mais là, solliciter la generosité de parfaits inconnus pour une somme non negligeable de plus de cinq boules, franchement ça me choque.
Le pire, c'est qu'elle y est arrivée, et en faisant comme ça elle a meme court-circuité la file d'attente.
En sortant, je lui propose de finir chez moi, bien sûr, je suis gentleman mais je n'en reste pas moins un homme, mais elle me répond "nan, je rentre chez moi, mais on se recroisera certainement au bar"

Maintenant je me souviens pourquoi je n'y allais plus, dans ce bar... on y passe des soirées de merde.

mardi 15 décembre 2009

My generation

Le temps passe, et je suis de moins en moins jeune (nan... sans blague...) et je me rends compte que des gens de mon age atteignent professionnellement des postes de direction, de responsables, chefs d'équipe ou de projet. Pas moi, bien sûr, mais là n'est pas le débat.
Ma génération a tendance à privilégier le paraitre sur l'être, et l'échelle de notation du paraitre de ma génération est basée sur la paresse. Moins on en fait plus on est "cool". Je fréquente trop de gens prétendument surdoués qui n'ont pas réussi leurs études parce que, disent-ils, ils s'ennuyaient en cours. Je ne sais pas s'ils étaient vraiment doués, mais je crois qu'une grande partie d'entre eux était surtout des feignasses. Des gens qui avaient assez d'intellect pour arriver jusqu'au bac sans rien glander mais qui ont mis en avant une attitude cool.
Je pense faire partie de ces gens. Je ne suis pas particulièrement plus apte qu'un autre en quoi que ce soit, mais suffisamment intelligent pour arriver où je veux sans avoir trop besoin de me démener.
Je crois qu'on est dans la merde. Pour le moment l'ancienne génération veille au grain et essaye de nous inculquer (ce n'est pas un gros mot) l'importance du travail bien fait. Mais bientôt ces gens là gouverneront et nous entrerons dans l'age d'or de la paresse.

Ce qui me fait encore plus peur est que le critère d'évaluation de coolitude de la génération qui nous suit, c'est la violence. On est vraiment dans la merde.

mercredi 9 décembre 2009

ouille

Quelque chose me tracasse en ce moment. Mon corps me fait affreusement mal. Non, ce n'est pas le fait d'avoir mal qui me tracasse, j'ai plus où moins l'habitude (non pas que je sois un vétéran de la guerre, plutôt parce que je suis douillet j'ai pris l'habitude d'avoir mal) mais je crois que cette douleur n'est là que parce que quelque chose me tracasse.

Tous les matins (quand je me réveille avant midi) je me pose quelques questions existentielles sur la vie et la mort. La perte d'une personne qui comptait beaucoup pour moi m'a fait me souvenir à quel point j'ai peur de la mort. J'ai toujours eu peur de la mort, mais toujours dans le sens de la peur du vide, du Grand Rien. Mon petit cerveau étriqué n'arrive pas à concevoir l'absence. On m'a toujours enseigné que toute unité est toujours entouré d'un ensemble plus grand, et quand on arrive au bout, il reste encore une infinité à explorer. L'infini est tout aussi peu plausible que le néant, pourtant on le conçoit plus aisément. Imaginez un instant que l'univers soit un espace fini, si en voyageant on arrive au bout, il se passera quoi? On bute contre un mur, on a un peu de tôle froissée et on fait demi tour? Non, je n'arrive pas à imaginer qu'il puisse y avoir une ultime frontière. Mais en plus maintenant j'ai peur de la mort dans ce qu'elle représente de définitif.

Doit-on continuer, persévérer, insister, alors que tout à l'air foutu et pour toujours?

Jusqu'à il y a peu, j'ai toujours estimé qu'il n'y avait pas d'urgence. Après tout, il s'est toujours produit ce que je voulais. pas toujours au moment où je le voulais, et pas toujours dans les bonnes conditions, mais ce que je veux se produit. Un jour. Il faut juste faire preuve de patience. Je me sens encore un peu jeune, tout peut encore arriver.

Seulement certaines choses ne peuvent pas arriver, quoi qu'on fasse et aussi longtemps qu'on attende, rien ne bougera. Je me connais bien, têtu et timide, je sais que je ne ferai pas le moindre geste. Comme j'ai toujours fait j'attendrai patiemment que les choses se produisent d'elles memes. Mais cette fois, je sais que rien ne se passera. Et le temps viendra à manquer.

Toute ma patience ne servira plus à rien, alors je vais certainement rester là à constater que rien ne se passe.

mardi 24 novembre 2009

Ce matin j'ai reçu un coup de fil inattendu. Tellement inattendu que j'ai préféré ne pas repondre.
Voilà M. F. qui cherche à reprendre contact avec moi, il a du culot quand on sait que je le tiens personnellement responsable de la mort de ma chieuse. Je connais bien le personnage, je sais qu'il veut me parler d'elle. Je ne sais pas de quoi il veut parler, mais je sais qu'il ne va faire que remuer le couteau dans la plaie (qui est déjà assez béante comme ça).
J'essaye de moins penser à elle, d'etre honnete avec moi meme et de me souvenir aussi des mauvais moments, mais à chaque fois que je pense à elle, trop souvent, je ne repense qu'aux bons moments. Dois-je, sous pretexte qu'elle me manque, oublier que sur les quatre années dans lesquelles elle a fait partie de ma vie, on en a passé trois à se taper dessus? Dois-je garder en tete l'image d'une sainte alors que j'ai vécu avec une pute?
Pourquoi n'arrive-je pas à penser à elle en mal après qu'elle ait détruit ma vie? Tout ce qui m'arrive me fait me souvenir de choses qu'on a pu faire ensemble, ou qu'on devait faire ensemble et qu'on a pas fait parce qu'on s'etait encore engueulés. Meme ses giffles me manquent.

Je ne repondrai pas à M. F., et s'il laisse un message je le ferai ecouter par quelqu'un d'autre. J'ai peur d'avoir mal.

lundi 23 novembre 2009

reveil difficile

L'autre jour pendant la nuit, la fille qui partageait mon lit me reveille un peu brusquement et me dit qu'il faut que je regle le probleme sur la machine de toulouse de notre client DTC (le nom du client a été modifié pour garantir son anonymat) dont nous ne recevions plus de mesures.
Je me suis levé, me suis installé devant mon pc, et j'ai passé quelques temps à chercher le terminal de linux sur mon pauvre windows. Ensuite j'ai remarqué que j'etais chez moi et qu'il y avait quelqu'un sur place au bureau pour ça, ils pourraient le regler sans moi, et je me suis recouché en disant à la charmante demoiselle qu'elle n'aurait pas du me reveiller pour ça.

Ensuite je me suis rendu compte que ce n'est pas pour ça qu'elle m'avait reveillé.

lundi 16 novembre 2009

un petit sourire

Depuis que j'ai commencé mon nouveau boulot j'ai recommencé à manger tous les jours. C'est fou à quel point rester le cul vissé sur une chaise pendant plusieurs heures d'affilée peut donner faim. Pourtant mon metier n'est pas vraiment physique, decrocher un telephone de temps en temps, cliquer à gauche ou à droite et taper quelques adresses ip, rien d'epuisant, mais j'ai la dalle à l'heure du déjeuner.
Là, tous mes lecteurs se disent "ta vie est vraiment passionnante, Nigel" mais c'etait juste pour vous parler de la caissiere du monop'
Ce qui m'encourage encore plus à aller déjeuner, ce sont les beaux yeux de la caissiere. Je choisis bien ma file pour pouvoir la regarder droit dans les yeux en lui disant bonjour, et je crois qu'elle s'en est aperçue. Ce petit sourire de mi-journée que me gratifie la caissiere me met d'humeur enjouée pour le reste du temps que je dois passer au bureau

Je me rend compte que je suis obligé de payer pour la voir, j'ai honte

mercredi 28 octobre 2009

Cours de musique

Désolé pour l'absence un peu longue, il ne se passe rien dans ma vie donc je prefere ne rien dire plutôt que de faire chier le monde avec une de ces notes de blog qui parlent de la page blanche. Je crois que presque tous les blogs contiennent une note sur la panne d'inspiration (et celui là ne fait pas exception d'ailleurs, j'ai du en faire une l'an dernier)
Mes journées comprennent essentiellement la surveillance de mon telephone en attendant que l'on me rappelle pour des entretiens d'embauche (note pour Gürlm: j'ai réactivé la sonnerie entre 9h et 19h pour ne pas rater de coups de fil), la vaisselle, les jeux à la con sur le net, et la guitare.
Je passe énormément de temps avec ma guitare, trop peut-être. Je dors seul dans un grand lit et ma petite Abigaïl me tient compagnie la nuit.
Je me suis rendu compte que pour se faire passer pour un bon guitariste, il faut savoir tricher. Par exemple, on ne remarquera pas une fausse note si on ne connait pas le morceau, mais ce n'est pas tout. Parfois en cours de morceau on se rend compte après un déplacement d'accords que pour passer à la suite, la position des doigts qu'on vient de prendre va gêner pour la suite du morceau, et c'est à ce moment là qu'on est content de bien connaitre son instrument, d'avoir une relation intime avec sa partenaire en quelque sorte, il est pratique de pouvoir modifier son doigté en cours d'accord sans que ça s'entende.
En vrai ça s'entend un peu mais c'est discret...
Avec cette technique là on peut donc arrêter de se prendre la tete à retenir un doigté particulier et jouer son morceau en mode feignasse, c'est à dire qu'on ne se preoccupe du bon doigté qu'à la dernière minute.

Je n'ai pas du chute pour cette note de blog alors je vous encourage à aller sur le site www.2340.fr et faites péter les watts. Si vous le voulez, filmez vous et envoyez-moi la vidéo de votre chorégraphie sur cette musique absolument géniale.

vendredi 2 octobre 2009

Necr0se est un inadapté

Ce matin, en allant à la banque (EURK !!), je suis tombé sur un minibus ayant l'inscription qui suit : "Transport de personne inadaptées".

Depuis quand le mot "handicapé" n'est plus politiquement correcte ? Mince alors, on m'aurait menti ? C'est une insulte d'être handicapé ? Certes on peut l'utiliser comme tel mais là n'est pas le fond du problème, banquier aussi est une insulte et pourtant ils l'écrivent encore partout. Revenons à nos moutons noirs...
Remplacer "handicapé" par "inadapté", si cela ne vous choque pas vous pouvez cliquer sur la petite croix rouge en haut à droite et retourner devant la télé.
Inadaptés à QUOI ? Notre bonne société ? Nos infrastructures ? Notre mode de vie stressless ? Notre économie ? Notre gouvernement ?
Bordel...
Le "politiquement correct" retourne le problème : ce n'est pas à la société de s'occuper des handicapés, de toute façon ils sont inadaptés au pire on fera en sorte qu'ils soient adaptable...

Et sinon quoi, on les pique ?

Tout ça pour dire que c'est pareil avec notre gouvernement depuis un moment déjà...... C'est aux citoyens de s'adapter à la société et au pouvoir alors que ça devrait être l'inverse.

Restera toujours les "inadaptés" qui monteront dans un minibus.


by Necr0se

vendredi 18 septembre 2009

Souvenirs d'enfance

Quand j'y repense il doit y avoir un phénomène cosmique qui fait que je reste toujours si longtemps en CDI (célibat à durée imptipeutrolongue). Un mauvais karma ou bien j'ai du dire des insanités à la fée qui s'est penchée sur mon berceau et ses chastes oreilles n'ont pas aimé.
Il faut que j'arrête de rejeter la faute sur les autres, et l'histoire qui va suivre est malheureusement vraie, et j'assume.
Il y a longtemps, lorsque j'étais scout (petite précision, chez nous les scouts c'est mixte, même sous les tentes), une nuit, alors que les surveillants ne nous surveillaient plus, la patrouille installée pas très loin de la notre vient toquer à notre tente (oui, ça fait pas toc quand sonne à la porte d'une tente, mais vous m'avez compris, non?) pour nous proposer de participer à une partie d'"Action ou Vérité" (je l'écris en gras parce que ça doit être dit avec une voix qui fait penser à une bande annonce de film d'horreur). Je pense que tout le monde connaît, c'est pas la peine de vous expliquer le concept. Sauf que moi, il aurait peut-être fallu qu'on m'explique, je ne connaissais pas les subtilités du jeu. J'observe les autres faire et maintenant c'est à moi de dire la vérité crue, nue, sans détours. "Nigel, que penses-tu de Mlle F.?" me demandait alors une fille de la patrouille d'à coté, "elle est poilue" répondais-je sans trop réfléchir.
Je tiens à préciser que je ne buvais pas encore à l'époque, l'excuse de l'influence éthylique ne tient pas. Je tiens à préciser en plus que Mlle F était plutôt mignonne, on s'entendait bien, elle me plaisait beaucoup et je trouvais même que le fait qu'elle ait un duvet très brun sur sa peau très pâle était charmant, mais à la lueur de la lampe de poche je ne voyais plus que ça.
J'ai mentalement senti une grosse gifle me tomber sur le coin du museau, mais elle ne m'a pas tapé, elle a juste complètement arrêté de me parler tant que c'était pas nécessaire.

J'aimerai lui dire, ainsi qu'à toutes les Mlles F. du monde que les Nigels sont des cons. Quand on me demande la vérité je dis la vérité, mais pas forcement celle que mon interlocuteur veut entendre.
Mlle F., si tu lis ces lignes, s'il te plaît pardonne moi, et si t'y es pour quelque chose, retire moi cette malédiction à la con.

Bon, les F c'est fait, la suivante sur ma liste c'est H, là ça sera rapide j'ai pas trop de choses à me reprocher

mardi 15 septembre 2009

Tout dans la finesse.

J'ai de drôles de façons de me rattraper aux branches, tout de même. Je vous le disais l'autre jour, j'ai fait mon ultra relou. Certains iront jusqu'à dire que j'ai fait mon Nigel, ce comportement là étant un peu une constante chez moi. J'ai voulu me montrer auprès de cette personne sous un meilleur jour et afficher une part de moi qui a de l'esprit, de la conversation, et un charme fou... Sauf que j'étais torché.
Donc je la vois qui arrive au bar et on discute peinards, personne pour nous faire chier, tout se passe bien, et Necrose qui me dit "Nigel, tu prends un B52?", puis on allume le B52 et quelques secondes plus tard c'est à mon tour d'être allumé. Je crois avoir perdu le contrôle à ce moment là. J'ai commencé mon numéro de lover. En temps normal, il n'y a rien de mal à ça, après tout on me reproche souvent d'être trop introverti et de ne pas assez tenter l'approche directe mais là je suis allé beaucoup trop loin. J'ai du faire en moins d'une heure trois déclarations enflammées et j'aurais dû m'arrêter à la première (voire avant encore). Trois déclarations, trois râteaux, dans le combat opposant Nigel au célibat, victoire du célibat par KO.

Dans le combat opposant Nigel à l'alcool, j'ai perdu aussi, mais seulement parce qu'au bout du 12eme round l'arbitre a déclaré que le combat devait finir

vendredi 11 septembre 2009

En panne

Ouais, je sais, je suis jamais content, c'est seulement ce que je ne peux pas avoir qui me fait envie. Je voulais être une star du rock, mais plus je progresse moins ça me tente, je voulais me taper plein de nanas et plus je plais moins j'ai envie de me faire une grosse orgie.
Je me suis sorti des idées toutes les filles qui étaient hors de ma portée, c'est à dire quasiment toutes, et j'ai complètement arrête de fantasmer sur le corps de miss lapin, le cul de Mlle A. ou les nichons de l'autre dont j'ai oublié le nom. D'une certaine manière j'envie deux de mes amis qui sont célibataires comme moi (pas autant que moi non plus, pour eux il reste de l'espoir) qui se sont fait une petite fixation respectivement sur miss petites couettes et miss mobylette (pour respecter leur anonymat les noms ont été changés)
Depuis quelques temps je ne ressens plus de désir sexuel. N'allez pas croire que je n'ai pas envie de niquer, ça n'a rien à voir, mais je n'ai plus de cible sur laquelle focaliser mon attention. En fait il reste une personne qui m'attire encore mais elle est morte. Celle là, c'est sûr que je n'ai aucune chance de lui plaire à nouveau. En plus elle continue de gâcher ma vie sentimentale, peut-être encore plus que de son vivant, dès que je commence à parler avec une nana qui pourrait me plaire son souvenir s'immisce dans la conversation, et je rentre en mode veuf éploré. N'importe quelle fille qui entend ça se dit immédiatement "si je sors avec lui il va passer tout son temps à me comparer à elle" et en plus c'est vrai, mais c'est pas forcement un mal. C'était une telle chieuse que quand on est comparé à elle c'est généralement pour souligner à quel point on est mieux qu'elle. De son vivant c'était pas forcément mieux, elle m'avait fait perdre tout le peu de confiance en moi que j'aurais pu avoir en me convainquant que j'étais nul. Maintenant que je pense à nouveau que c'est faux je ne suis pas pour autant sorti de la panade.

Tout n'est pas perdu mais il va falloir la jouer fine pour rattraper le coup avec Mlle A.

jeudi 10 septembre 2009

un peu de patience

Désolé pour le temps que je passe à faire autre chose de mes journées qu'alimenter ce blog. J'arrive tres bientôt avec une nouvelle note de blog. j'ai juste pas le coeur à ça et ma vie se porte plutôt bien en ce moment malgré quelques tuiles. J'en veux à personne en ce moment donc j'ai pas trop de raisons de raler. En plus je commence à avoir un peu confiance en moi (pas trop non plus, faut pas deconner) donc j'ai meme pas de raisons de m'engueuler moi meme.
Pour tout dire j'ai même réussi à ramener une fille à la maison, ça m'était pas arrivé depuis... tellement longtemps que je ne suis même pas certain que ce soit déjà arrivé par le passé!
Mais rassurez vous, j'ai encore envie d'envoyer le monde se faire foutre, donc restez connectés, vous trouverez bientôt "Nigel spent some time here, once", c'est à dire "Nigel was here" la saison 2!
J'envisage de changer le sous-titre et peut-être la présentation. Je pense que je vais aussi mettre à jour ma liste de liens. Envoyez moi vos suggestions, je n'en tiendrai aucun compte, mais faites le quand meme, on sait jamais. Envoyez moi aussi vos blogs persos, les 2 qui sont listés ici sont complètement morts.

à bientôt pour de nouvelles aventures passionnantes, et surtout ne changez pas de chaîne! Et rappelez vous, mangez cinq fruits et légumes par jour, ne mangez pas gras, faites du sport, votez à droite, ne téléchargez rien sur internet que pourriez payer plus cher ailleurs et soyez docile, ne cherchez pas à comprendre le monde qui vous entoure, sinon vous seriez très déçus par ce que vous pourriez découvrir.

Allez, demain je me remets à l'écriture de cette note, ça fait 2 semaines que je suis dessus, il serait temps d'en finir.

mercredi 19 août 2009

c'etait rapide

Je viens de me faire larguer. Vous n'etiez meme pas au courant que j'avais une copine, je pense... c'etait tres rapide je vous dis.
on s'est juste embrassés sauvagement, on s'est dit des mots doux (certes quand on voit la douceur de mes poemes on peut emettre des doutes quant à la qualité de mes mots doux, cf le blog de necr0se) on a dormi ensemble...
Je ne lui en veux pas. Elle me dit qu'elle n'est pas prête pour une relation, et je ne peux rien dire, moi même j'ai pas vraiment fini de faire le deuil de ma chieuse, et donc je ne crois pas etre prêt non plus à commencer une relation serieuse. Ce qui m'a le plus déçu, je crois, c'est la pretexte "ma vie est trop compliqué en ce moment"... genre elle a le monopole de la vie compliquée. Elle connait quoi de ma vie? RIEN! On a tous une vie compliquée, et on doit tous faire avec. C'est notre lot quotidien et il faut se resigner. Certains diront qu'il ne faut pas se resigner, il faut se battre, et je ne suis pas d'accord. etant partisan du moindre effort je pense qu'en se battant on se debarasse de certaines des embuches posées sur notre chemin, mais on en a toujours autant au bout du compte.

rien ne sert de courir, il faut mourir à point.

samedi 15 août 2009

Bonjour, je m'appelle Nigel et je suis sobre depuis 5 jours

Depuis un peu plus de 132 heures pour être précis.
Je n'ai jamais tenu aussi longtemps sans boire depuis le lycée, et le lycée remonte à loin. Je compense avec 3 litres de soda par jour et beaucoup de bouffe bien grasse mais je ne ressens pas de symptômes physique (la dernière fois que j'avais essayé au bout de 3 jours j'ai commencé à avoir mal). Spéciale dédicace à M. N. et Mlle. J. qui m'ont beaucoup aidé (culpabilisé serait le terme le plus approprié) , et ma lime à ongles qui me permet de ne penser à rien d'autre que mes ongles. Bon, c'est vrai que si je ne trouve pas un palliatif à la lime à ongles je vais bientôt avoir du mal à jouer de la guitare, mais il faut savoir ce qu'on veut, la santé ou la musique...

Merde, je préfère quand même la musique.

mardi 11 août 2009

Je dois apprendre à dire non

depuis hier, ma tortionnaire (euh colocataire, pardon...) me fait faire du sport. Non, vous n'avez pas eu une hallucination, oui je suis bien en train de parler d'une activité qui fait travailler les muscles. Non, il n'y a pas d'allusion graveleuse, je ne baise pas Mlle. J.
J'aime pas trop me faire réveiller au clairon à 10h du mat' (j'aime pas trop me réveiller tout court, en fait) et si en plus c'est avec la promesse que je vais devoir courir, nager, faire des abdos et ce genre de choses, ça ne m'encourage pas vraiment plus à me lever.
j'ai commencé seulement hier et j'ai mal partout. J'ai les bras tellement lourds que je n'arrive pas à taper un mot sans faire de faute de frappe (heureusement je les corrige, comme ça vous n'avez pas à les subir) et je vais rester toute la journée devant mon pc comme un gros geek parce que je suis incapable de faire fonctionner mes jambes. Le cerveau est un peu à la traîne aussi. Rien d'inhabituel en somme, je sais rien faire de mes huit doigts, je glande que dalle, et j'ai le Q.I. d'une huître, j'ai pas besoin de faire du sport pour ça.

Et tout ça parce que dimanche lors d'un repas un peu arrosé, j'ai accepté ce programme. Je ne peux pas vraiment me plaindre, après tout c'est parce que mes colocs tiennent à moi qu'ils me torturent comme ça. C'est pour mon bien, il parait... parce qu'ils sont inquiets à cause de ma consommation d'alcool excessive, parce qu'ils aimeraient bien que je me retrouve une greluche, et une nana normale cette fois, et pas une timbrée suicidaire.
tant de sollicitude me touche, bien sûr, mais si seulement ça pouvait être fait de manière un peu moins brutale, ça serait moins douloureux.

Si seulement je savais dire non quand une femme me propose quelque chose, j'en serais pas là.

mardi 14 juillet 2009

Même dans le futur y'a rien qui marche

Nous vivons dans un monde merveilleux où les machines nous assistent dans toutes nos petites actions, et nous pouvons nous reposer sur la technologie, et le monde continue de tourner durant notre sommeil. Tant que nous pouvons le payer, tout est possible. Toute chose à son prix, mais tout est possible, presque sans effort, presque sans douleur, à condition d'allonger la monnaie.
J'ai des désirs assez sobres, je bois, je fume, et parfois je mange. J'ai érigé l'austérité au rang de dogme dans ma vie privée et j'ai un loyer très modéré donc j'ai un train de vie qui me permet de me contenter de peu d'argent tant que je ne vais pas au bar (où je claque tout l'argent qui me reste assez vite)
Mais quand on ne peut pas payer, on est complètement paralysé. J'ai soif, je suis en manque de nicotine, je crève la dalle, et je ne peux pas y remédier, alors que pourtant j'ai de l'argent. Je ne suis pas riche mais mes économies me permettent de garder mon train de vie en attendant de retrouver une source de revenus (ou en attendant une révolution qui mettra fin au règne de l'argent) mais cette putain de technologie de merde n'est pas mon amie.
Pourtant mon travail qui me permet de manger y est directement lié, c'est grâce à des gens comme moi qu'elle peut avancer, et on lui pardonne ses erreurs parce que les gens comme moi passent derrière pour les corriger. Cependant je suis maudit par la technologie.

Je n'existe pas pour l'administration. C'est pas faute d'avoir fait des efforts pourtant, j'ai même payé mes impôts une fois. j'aurais pas dû, ils ne m'auraient pas cherché si je n'avais pas fait moi même les démarches. La secu ne sait pas que j'existe non plus.
Souvent je me dis qu'il doit y avoir quelqu'un qui s'appelle delete from personnes where name like 'nigel%'. ça doit pas être facile à porter comme nom cela dit.

Tout ça pour dire que ma carte bleue ne marche plus et que je ne peux ni retirer d'argent ni payer directement par carte parce que la puce est morte, donc je ne peux plus acheter mes clopes, je ne peux pas non plus m'acheter de bière. Putain de technologie de merde.

Et dans quelques jours je vais commencer à avoir faim.

jeudi 9 juillet 2009

Je suis un misogyne

la preuve par image, voici les resultats de recherche qui ont mené les visiteurs depuis gougle

samedi 4 juillet 2009

Vous reprendrez bien une tranche de bien-être?

Les arguments publicitaires m'agacent. Ils tournent toujours autour du pot pour nous vendre leurs yaourts ou leurs salades en boite, ils ne savent pas dire tout simplement "si vous avez faim, mangez, et oh magie, a pu faim", ou bien encore plus simple "notre produit a meilleur goût que celui du concurrent qui a exactement la même recette que nous, achetez notre produit", c'est pourtant pas compliqué et c'est honnête comme argument, au moins, mais au lieu de ça, on nous vend des barres chocolatées qui nous procurent du plaisir, des melons avec de vrais morceaux de bien-être dedans, de l'huile qui permet de vivre plus vieux et de faire chier ses proches plus longtemps, des biscuits qui ne font pas grossir (ça n'a pas d'intérêt), et des téléphones qui permettent aussi de téléphoner.
J'en ai raz le cul de tout ça. Je veux manger parce que j'ai faim, boire parce que j'ai soif, et si je veux baiser je prends des capotes normales, pas celles qui permettent de garder une érection plus longue ou qui procurent des "sensations plus intenses". si ça se révèle décevant, alors c'est que j'aurais du picoler un peu moins, j'aurais été plus performant, ou que j'ai pas ramené la bonne nana. Bordel, si on peut maintenant reprocher ses faiblesses sexuelles à ses capotes pour ne pas avoir à admettre qu'on est juste pas bon dans ce domaine.

Je crois qu'il y a quelque chose de pourri dans le rayon fruits et légumes du royaume du Danemark.

jeudi 25 juin 2009

c'etait une chieuse, mais c'etait MA chieuse

J'ai pas envie de tourner autour du pot, pas de métaphore filée ou d'allégorie pour le dire. La femme que j'aimais est morte. Comme ça d'un coup, elle dormait et au réveil elle ne s'est pas réveillée. Et du coup je suis complètement à plat. je n'arrive pas à avaler quoi que ce soit. J'ai essayé un kebab hier soir en rentrant complètement cuité, ça passait pas. Pourtant, quand je suis bourré j'ai faim, et là je m'étais mis minable, oh, c'était pas beau à voir. On m'a offert des verres, beaucoup, et j'en ai aussi achetés quelques uns, un paquet, et une fois rentré à la maison, j'ai appelé ses parents, j'espère que j'ai rien dit de déplacé, c'est le genre de choses que je fais facilement, (même sobre, alors bourré, c'est généralement du lourd). Je suis allé me coucher sur le canapé et j'en suis tombé, finalement j'ai dormi par terre. Je devais ressembler à un déchet tout droit sorti d'une poubelle venant d'une autre galaxie.

J'ai mal, très mal, et je me dis dans ces circonstances que malgré ce qu'on peut dire, j'ai un petit cœur fragile qui palpite quelque part derrière mes cotes.

Là, j'ai un peu l'impression qu'il est passé au mixer.

mardi 16 juin 2009

Appelez moi Professeur D

J'ai l'impression d'être dans les X-men plusieurs fois par semaine. Il y a quelque chose de troublant dans mes toilettes, j'ai l'impression d'etre dans Cerebro, l'appareil un peu encombrant du professeur Xavier pour localiser tous les mutants sur la planete.
On y a ce sentiment d'omniscience un peu inquietant, pourtant tres rassurant une fois qu'on s'y habitue. Au début on entend juste la musique dans ma chambre et la télé dans le salon, Mlle. J., ma coloc, faisant la vaisselle, Monsieur N., mon coloc, au telephone, puis progressivement, la perception de tout ce qui entoure s'etend progressivement. ça commence généralement avec les voisins du dessous avec la gamine qui chiale, les voisins du dessus qui baisent, le voisin d'en face qui regarde TF1, et petit à petit on sent aussi la presence de voisins un peu plus eloignés, les gens d'un autre immeuble dans les environs. et on entend le voisin du dessus allumer sa clope. Ah, madame est un peu déçue. Le biberon est bientot pret et la gamine du dessous s'est déjà un peu calmée. En face le diner a un peu cramé, ça devait etre sacrément passionnant ce reportage sur la derniere chanteuse fabriquée de toute piece.
En se concentrant un peu plus, on se rend compte des echanges non-verbaux. Mes charmants colocataires sont un peu fachés, l'un d'eux trouve que l'autre devrait faire la vaisselle plus souvent (meme si en fait c'etait certainement à moi de la faire) mais n'en parlent pas et laisseront la situation s'envenimer jusqu'à cette nuit où je me retiendrai aussi longtemps qu'il le faut pour ne pas les entendre se reconcilier. Si j'y reste trop j'aurais l'impression d'etre avec eux.

J'ai perdu le goût pour le sexe à plusieurs (j'entends par là plus que deux) et je retrouve un besoin d'intimité que j'avais un peu perdu. Je file vraiment un mauvais coton, j'envisage de me mettre en couple, me marier, pourquoi pas des gosses, un chien, un pavillon en banlieue.

J'espere pouvoir crever avant que ça n'arrive. J'ai pas envie de me laisser dicter mes choix par mes hormones

mercredi 3 juin 2009

retournement de situation

Ceux qui me connaissent en vrai (et qui font attention aux détails) savent que j'ai quelques clefs accrochées au poignet. ceux qui ne me connaissent pas l'apprennent aujourd'hui.
Leur signification a toujours été claire pour moi. J'ai deux cadenas accrochés à mon sac, et trois clefs à mon poignet, ce qui a toujours signifié à mes yeux qu'il n'y a pas de question sans réponse, mais il y a des réponses sans question, aussi douloureuses soient-elles. Je crois sincèrement qu'il vaut mieux dissimuler à ceux qu'on aime des faits qui pourraient leur faire mal.
M'imaginez vous dire à mon meilleur ami que le meilleur coup que j'ai eu, c'était son ex femme? (puisqu'il lit ce blog, maintenant il le sait). Non je ne lui dirai pas directement, parce qu'il n'a pas à la savoir. (disclaimer: très cher necrose, je crois que tu le savais déjà, et je pense que ça ne te surprends pas non plus)
Je voudrais m'attarder sur les réponses sans question.
Il y a longtemps une personne que j'ai considéré comme ami infaillible et indéfectible m'a appris que la femme que j'aimais à cette époque m'avait trompé pendant qu'on avait été séparés un mois. Une longue enquête m'a appris qu'il avait mal entendu, mais ce qu'il m'a dit a suffit à foutre en l'air une relation à cause de ma jalousie naturelle qui a pris le dessus sur ma personnalité naturelle (parce que je suis d'un naturel pourtant très patient et difficile à mettre en colère)
Je crois que si ce con avait fermé sa gueule on serait restés ensemble un peu plus longtemps, et il serait resté mon ami plus longtemps aussi. Je ne sais pas s'il avait raison ou tort, et je m'en tamponne, mais sans son intervention je ne me serais peut-être pas transformé en "super tête de con" et elle serait peut-être encore avec moi.
Il y a moins longtemps, mon ex a vendu son corps. Je ne lui en veux pas, que ce soit clair. Ce qui m'a fait très mal c'est qu'elle me dise qu'elle prenait plus de plaisir avec ses clients qu'avec moi. Encore une fois, j'avais rien demandé. Je lui avais même dit que je ne voulais rien savoir.

Oui, je suis le plus grand des cocus (je ne suis pas beaucoup plus grand que sarkozy, mais je suis encore plus cocu que cet abruti) et vous savez quoi? Je m'en tape.

La troisième clé à mon poignet, celle qui n'a pas de cadenas associé, a toujours exprimé les réponses sans questions, ces mots que je veux que ceux qui tiennent à moi taisent parce qu'il est dans mon intérêt de ne pas les connaître. C'est un symbole très important pour moi (je suis très porté sur les symboles, je connais beaucoup de francs-maçons) et j'aime afficher mes convictions de manière semi-ouverte, dans le sens où je ne cache rien, mais je n'exprime pas tout au premier contact.

Aujourd'hui j'ai voulu ajouter des cadenas sur mon sac et j'ai vu que la clé utilisée pour les ouvrir ressemblait un peu à la clé initialement sans cadenas. Et là, j'ai fait ce que je n'aurais jamais du faire, j'ai testé la fameuse clé.
Sur les deux derniers cadenas, ça ne m'a pas surpris, ils sont de très mauvaise facture et peuvent être forcés avec un trombone, même pas besoin de s'y connaître en crochetage. Sur les deux autres qui utilisent de vraies clefs, j'ai pu forcer la serrure avec cette clé normalement inutile. Et là c'est le drame.
Toutes mes certitudes s'écroulent. D'un seul coup. Alors que je croyais que l'ignorance apportait le confort de l'esprit, finalement la curiosité ouvre toutes les portes, et cette façon de voir les choses va à l'encontre de tout ce pour quoi je me suis battu ces dernières années.

Il est écrit 'made in china' sur ces cadenas, ça explique pas mal de choses aussi


Cette clé m'a donné une bonne leçon, et je compte m'en servir pour ouvrir les portes qui me sont resté fermées jusqu'à présent.

dimanche 31 mai 2009

mardi 19 mai 2009

Trop de fausses notes, je me retire de la scene

En ce moment je ne fais que des conneries. Par exemple danser torse nu debout sur le bar en est une. Avec ou sans crème chantilly, c'est le même tarif. On peut pas vraiment dire que j'ai un corps de rêve, et exhiber ma bedaine n'est pas le truc qui me mettra en valeur auprès des femmes. En même temps, il faudrait que je passe moins de temps à courir les jupons, ça ne me fait pas du bien.
Mon ami Monsieur J. me signalait une baisse de qualité de ma production, et cette note là ne va pas relever la barre, mais juste tenter d'expliquer ce qui m'arrive. C'est simple, je retourne en état dépressif. Plus je côtoie les femmes et plus je me prends de vestes. La conséquence directe est que je n'ai plus du tout confiance en moi maintenant.
J'ai perdu pied et je suis obligé de déléguer la responsabilité du projet dont on ne doit pas parler à un de mes subordonnés (j'ai pas encore choisi lequel) et lui transmettre les instructions. Je ne me sens pas en état d'assumer une position de 'chef'.
Je ne sais plus qui je suis vraiment. Suis-je encore Nigel, celui qui ne vous aime pas et qui vous laissera tomber comme une merde si vous refusez de me suivre, celui qui crache à la figure (métaphoriquement) de tous ceux qui semblent avoir décidé de vivre par dépit sans chercher un projet qui donnerait un sens à leur vie (ou à leur mort).
Je crois que je ne me reconnais plus en lui. Je suis redevenu le mouton que je hais par dessus tout. C'est pas bon pour l'ego de se rendre compte qu'on est devenu la première cible de son propre projet de stupidicide.

On aurait pu penser que de perdre mon boulot me rendrait un peu de rage qui semblait me manquer ces derniers temps... Perdu!
J'en profite pour expliquer mon silence de ces derniers temps: c'est moins drôle d'écrire quand on ne risque pas de se faire pincer par le chef qui peut arriver à tout moment.

J'aime vivre dangereusement. C'est peut-être pour cette raison que je parle un peu trop ouvertement du projet dont on ne doit pas parler, c'est un peu pour narguer les services de renseignement, même si, pour info, je refuse que soit utilisée la moindre coercition ou la moindre manoeuvre létale, souvenez vous qu'il s'agit d'un génocide sur la base du volontariat. Messieurs du gouvernement, sachez que je ne suis pas politiquement engagé d'un coté ou de l'autre, et bien que je me prétende anarchiste, je ne suis pas un révolutionnaire, juste un déçu. je n'utilise aucun moyen technique pour me dissimuler, juste un nom d'emprunt, la police me retrouvera facilement si je suis soupçonné via ce blog d'avoir organisé la moindre action terroriste. Je souffre d'un vertige extrême qui m'empêche de descendre les escaliers sans avoir une rambarde mais quand je monte sur le bar pour danser, j'en ai plus rien à foutre de tomber (certes, l'alcool ça aide à ne plus avoir peur) et je veux seulement contenter mon public (qu'il se moque de moi ou qu'il m'admire, je m'en cogne).

Je vous fais ces aveux maintenant parce que j'hésite à continuer ce blog. L'ennui a entraîné le manque d'événements dans ma vie, l'habitude a atténue ma haine et l'a muée en pitié, sentiment que je me refusais pourtant à ressentir. J'en suis même arrivé à donner des pièces à des gens qui font l'aumône. Heureusement il reste encore des cons qui donnent envie de continuer le combat. Dans un jour de bonté (promis c'était le dernier) j'ai donné ce qu'il y avait au fond de mes poches et j'avais 40 centimes, et ce connard insiste et me dit "allez, merde, je veux un euro". Je n'osais pas le croire. Même pas merci. Les autres vont payer pour lui, il m'a couper l'envie d'être gentil à nouveau, mais il ne m'est pas venu à l'idée de lui défoncer sa gueule. Je suis devenu trop doux.

Je vous ai fait une note un peu plus longue que d'habitude pour me faire pardonner d'avoir été silencieux dernièrement (et aussi parce que je voulais me changer les idées entre 2 lignes de mon CV que je dois refaire) mais il se peut que ça soit bientôt la fin de Nigel. La personne physique qui tape ces lignes est trop déprimée pour continuer pour le moment.

Le rideau se baisse ce soir, mais je reviens toujours pour les rappels.

mardi 5 mai 2009

j'ai dit que je detestais les hommes autant que les femmes? ok, je me suis trompé

Ma misanthropie a rencontré ses limites il y a quelques jours. Enfin je crois.
Étant d'un naturel ochlophobe j'évite au maximum le contact avec les personnes que je ne connais pas. Mais étant aussi d'un naturel alcoolique, je fréquente les bars quand même pas mal. Samedi je me faisais chier (comme tous les samedis, en fait, je crois) et plutôt que de rester avec mes colocataires (que je supporte bien, pourtant) je suis allé à mon nouveau point de chute. Grand bien m'en a pris puisque j'ai eu l'occasion de discuter avec l'une des plus belles femmes qu'il me soit arrivé de croiser. Au début, elle m'a souri. Je me suis dit "c'est pas grave, t'étais certainement encore torché la dernière fois que tu l'as vue, tu te souviens pas d'elle, mais elle est polie et c'est sa façon de te dire qu'on se connaît de vue" et ça m'allait très bien. N'ayant pas un physique facile, j'hésite à aborder les jolies filles (et étant misanthrope je ne veux aborder personne, quoi qu'il arrive...) mais c'est elle qui a fait le premier pas vers moi. Pendant que trois gars voulaient l'informer de leur existence, elle m'interpelle et me demande pourquoi je reste en retrait.
Et là, j'ai perdu mes moyens.
J'ai avoué qui j'étais en à peine quelques minutes. Elle aurait pu me faire avouer n'importe quel crime (même un que je n'aurais pas commis) en un battement de cils (elle n'a pas battu des cils, je m'en tire bien).
J'ai bu une ou deux bières en sa compagnie (bon, d'accord, au moins trois) et je me suis retrouvé intarissable sur tous les sujets de conversation qu'on a pu aborder. Et c'est bien dommage, je n'ai pas réussi à la faire parler d'elle, mais elle sait maintenant tout de moi.
Malheureusement, j'étais en concurrence avec d'autre spécimens mâles de la race humaine, et dans ces circonstances là, j'ai tendance à prendre un rôle d'observateur. Je me sens comme le réalisateur d'un documentaire sur la parade nuptiale du mâle lambda en milieu alcoolisé et je ne veux pas interférer au risque de briser l'équilibre hormonal précaire qui fait qu'un homme et une femme ont envie mutuellement de s'isoler pour simuler l'acte de reproduction jusqu'à ce que la femelle décide que la manière de faire du mâle fait de lui un partenaire convenable pour l'accouplement proprement dit.
J'ai dû réagir trop tard, le mal était déjà fait, elle est partie seule (youpi). Mais comme un con je n'ai même pas pensé à récupérer un moyen de la joindre.

Les jolies femmes me donnent envie de faire machine arrière et de me dire qu'il y a peut-être de l'espoir dans ce monde. Il n'est peut-être pas nécessaire de tuer tout le monde, juste les cons et les vieux (et les escargots)

jeudi 30 avril 2009

Le secret d'une equipe qui marche

Pour pouvoir vivre ensemble, le plus important n'est pas d'être super copain avec les gens qui nous entourent. Non, ça ne sert à rien, même si c'est bien d'avoir des amis, ce n'est pas ça le secret des équipes qui marchent. Ce qu'il faut c'est avoir un ennemi commun. L'armée utilise ce concept pour souder ses troupes depuis longtemps et c'est bien connu que l'armée est à la pointe dans le domaine de la manipulation et de l'endoctrinement. Au bureau on en a un. J'ai déjà parlé de lui dans une note précédente. Le fait est que je ne le hais pas vraiment plus qu'un autre (enfin si, un peu quand même) mais c'est pratique pour nous tous de l'autre bout du bâtiment de le prendre pour cible de nos sarcasmes.
C'est nécessaire pour arriver à vivre ensemble sans péter un câble. à force de partager un espace un peu restreint, travailler à plusieurs, c'est comme être en couple. Il faut prendre sur soi pour supporter les petits rictus, les petits détails qu'on trouvait si mignons au début et qui donnent vraiment envie de foutre des baffes à l'autre au bout de quelques temps, et finalement la meilleure soupape de sécurité sur le lieu de travail, et c'est à mon avis une valeur fondamentale du genre humain, c'est la haine de l'autre. De manière parfaitement injuste et totalement gratuite, nous haïssons tous notre prochain. Pour moi c'est beaucoup plus systématique que pour vous puisque je suis misanthrope, mais vous aussi vous détestez quelqu'un, forcément.
Si vous en avez le loisir, choisissez de détester, pour le sport, la même personne que tout le monde autour de vous, ça fait un bien fou au moral. L'esprit de groupe est amené à son paroxysme car tous ensemble vous vous sentez mieux que seuls et vous voulez rester avec votre groupe.

Cependant, retenez bien que la haine n'a pas besoin d'être traduite en actes ou en verbes. Vous êtes libres de détester qui vous voulez, mais s'il le sait ou s'il est victimes de moqueries ou de violence, ce n'est plus de la haine, c'est de la connerie pure et simple.

Haïr les gens n'empêche pas d'être gentil avec eux

mardi 28 avril 2009

Etat des vieux

J'ai eu une illumination pendant ma pause clope! J'ai trouvé le moyen de régler d'un coup le problème de surpopulation et de la faim dans le monde.
Il faut bouffer les vieux.
En plus ça règle le problème des retraites, ça permet de soulager les familles des frais d'obsèques, ça équilibrera l'économie en baissant les revenus des compagnies pharmaceutiques, ça boucherait le trou de la secu, les jeunes pourraient se soigner sans avoir à mettre de leur poche puisque l'État pourrait les aider pour de vrai, et donc ça relancerait la consommation des ménages, et ça baisserait le montant des retraites que c'est nous pauvres salariés qu'on doit les payer.
Il faudrait qu'on me nomme ministre de l'économie et des vieux, je vous arrangerait la situation de crise économique en trois coups de cuiller à pot.
ça libérerait les caisses du monoprix le midi, et les pauses déjeuner pourraient être raccourcies, nos patrons vont être heureux, eux aussi. Et puis on en profite pour régler du même coup la crise du logement! C'est super! on récupère les appartements des vieux et on les donne aux pauvres. Le XVeme arrondissement deviendra un ghetto de pauvres au lieu d'être un ghetto de vieux riches qui servent à rien et qui ne donnent même pas leurs sous à leurs petits enfants parce qu'ils fréquentent des nouârs.
ça sera beaucoup plus vivable, je préfère la compagnie des pauvres à la compagnie des vieux.

Bon, le dernier point ne me concerne pas, je n'ai pas de grand-mère raciste dans le XVeme, j'ai une grand-mère raciste en province seulement, mais ça me débarrasserait de ma grand-mère quand même.

mercredi 22 avril 2009

Vous me surprendrez toujours

Je me dois de vous féliciter, vous tous lecteurs anonymes (et souvent accidentels) de ce blog. J'ai lu un peu les mots clés qui vous ont fait arriver ici et un constat s'impose: vous savez presque tous écrire. Je passe mon temps à critiquer mes contemporains au sujet de leur orthographe (non, Neph, je ne vise personne ^^) et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant que vous savez écrire des mots comme 'salope', 'bite' ou 'pute' sans vous tromper.
La plupart des gens qui arrivent ici sont de sacrés misogynes. Je ne me considère pas moi-même misogyne, cependant mes propos à l'égard des femmes peuvent être durs (comme ma ...). Rien d'étonnant à ce qu'on trouve alors "aussi con qu'une bonne femme" dans la liste.
Étonnamment, gougle redirige beaucoup de demande d'utilisateurs qui cherchent une confirmation orthographique. C'est flatteur. Même si je ne suis pas le Bescherelle je suis toujours volontaire pour enseigner des bases de CE2 à des trentenaires.
J'ai été un peu surpris de voir aussi un ami des animaux. Le mot recouvrant une réalité un peu crade, je ne le répéterai pas. Celui là n'est pas arrivé jusqu'ici, ces pages sont encore propres, mais mon adresse est tombée en 50 ème page de résultats pour ce mot.

Non, là où vous me surprendrez toujours, c'est dans votre recherche de l'esthétisme. C'est la recherche de l'élégance dans des gonades bien peignées, un peu de maquillage pour cacher les rides. Non, franchement, j'aimerais savoir ce que cherchait la personne qui a demandé à gougle tout ce qu'il avait en rapport avec des 'jolies couilles'...

Oui, lecteur adoré, je me fous de ta gueule, mais que ça ne t'empêche pas de revenir, au contraire. Faites moi chercher le sens caché de ma prose une fois indexée par le grand Gougle, c'est toujours marrant.

mardi 14 avril 2009

Pâques, la saison des lapins

Allez savoir, c'est peut-être juste mon imagination, mais je trouve que j'ai la cote avec les femmes en ce moment. Je sais bien qu'il y a beaucoup de chances pour que ce ne soit que mon imagination, mais quand même. Ces derniers jours je croise souvent des femmes que je ne connais pas (c'est important de changer de rade, ça permet de se racheter une virginité) et la conversation se lance tout naturellement, elles m'abordent.
C'est plus facile quand ça va dans ce sens là, après tout c'est pas moi qui aborderait une inconnue au comptoir, n'oublions pas qu'avant d'être misanthrope je suis surtout timide.
C'est pourquoi j'avais l'intention de revoir une jolie fille il y a quelques jours, mais alors qu'on avait convenu d'un date (et que pour une fois je n'avais pas oublié) elle ne s'est pas pointée. bon, c'est pas grave, mais c'est dommage.
Dimanche soir, je me faisais un peu chier (et ma connexion internet ne marchait pas) donc je suis retourné à cet endroit qui s'avère être plutôt bien fréquenté et, je ne m'explique toujours pas pourquoi, une femme m'aborde. On a pas parlé de grand chose, mais elle m'a dit "à demain". Le lendemain, j'y étais, enfin j'ai essayé d'y être, mais je me suis retrouvé devant une porte close.

C'est peut-être juste mon imagination après tout.

mercredi 8 avril 2009

C'est plus serieux que prévu...

Je couve vraiment un truc tres mauvais. J'ai rêvé que j'avais des gosses, que je les aimais, que j'aimais ma femme, que j'en avais qu'une, et qu'en famille on allait rendre visite à tonton Necrose. Generalement quand je fais des reves etranges c'est que je suis malade (ce qui s'est confirmé ce matin) mais là, etrange n'est plus trop le mot, là c'est encore plus bizarre que mes cauchemars erotiques ou mes reves zoophiles à bord de l'enterprise (et j'etais sacrément malade cette nuit là).
Depuis quelques jours je ne vous hait pas. quand je dis vous, je ne veux pas seulement dire toi, lecteur, mais aussi tous les gens qui m'entourent au quotidien. ça ne veut pas dire que j'aime tout le monde, que la vie est belle, les oiseaux chantent youpi c'est la fete, mais je n'ai pas la force de haïr de tout mon coeur.
Je crois vraiment que le printemps ne me va pas au teint. La saison où nos hormones nous font penser qu'on a envie de se reproduire ne fait que commencer et je me sens comme un animal. L'autre jour je voyais faire les pigeons, c'est marrant, le male s'approche puis saute sur la femelle, elle se debat mais il arrive à tirer son coup quand meme, et dès que c'est fini, la femelle va chercher tout ce qui lui passe sous le bec pour construire son nid. Bah moi c'est pareil. Je me fais toujours niquer, je me debats mollement, et je me remets à la recherche de boulot meme à la con, pour pouvoir faire mon nid.

Ouais, le printemps c'est dangereux, ça me fait faire des analogies foireuses.

mardi 7 avril 2009

à plat...

Je sais pas ce que j'ai en ce moment, j'ai un petit passage à vide. En fait, je sais très bien ce que j'ai, j'ai un passage à vide. Je pense que c'est le printemps qui veut ça, un jour il fait beau, le lendemain on a droit a un sacré temps de merde, mes hormones ne savent plus quel signal envoyer à mon cerveau (ça se voit que je n'y connais rien en hormones et en fonctionnement du corps humain en général?) et je suis d'humeur maussade. Pourtant, ça va pas si mal. Bon, j'admets, je suis célibataire, je risque très prochainement de perdre mon boulot, et de toute façon le boulot se passe pas super bien en ce moment. La boite risque de couler dans pas longtemps et tout le monde est sur les nerfs. ça se comprend, en tous cas moi je comprends, mais ça n'empêche que je m'en tape. ça va juste me forcer à chercher encore un nouveau taf.
En fait, ça me fait chier plus que ça. ça chamboule mes projets de vacances pour dans quelques mois. Si je trouve un nouveau boulot dans un mois, un peu plus, je pourrai certainement pas aller en vacances là où je veux aux dates que j'aurais choisies. mais si je ne choisis pas des dates maintenant, il n'y aura plus de place.
Et donc ça me fait chier, je me fais chier, et tout le monde m'emmerde mais dès que je suis seul je me rends compte que c'est encore plus chiant. Vous voyez à quel point j'en suis arrivé? Je recherche la compagnie de mes semblables (pas ma famille, quand même, faut pas déconner). Je cherche peut-être plus que juste de la compagnie. Une compagne? J'ai du mal à le croire. J'ai trop d'estime pour les gens en ce moment pour imposer mon caractère de merde à une personne exclusivement.

Attendez que la misanthropie me reprenne et je pourrais peut-être l'envisager.

lundi 6 avril 2009

Qu'y a-t'il de plus con qu'une femme? Une feministe.

J'ai fait une découverte stupéfiante l'autre jour: les cons sont partout. Bon, en fait je le savais déjà, mais dans ma naïveté j'avais pas pensé qu'il y avait autant de connes parmi les cons. Je crois que les pires de toutes sont les féministes qui, en voulant défendre les femmes ne font que les descendre. Je ne dis pas que les femmes ne sont pas capables d'accomplir de grandes choses, loin de moi cette idée, il y a même une femme qui s'est déclarée prête à m'aider pour mettre en place mon projet de génocide, avec des moyens techniques qu'elle peut mettre à ma disposition, et ce genre d'initiatives fait remonter les femmes dans mon estime.
Ce que j'ai vu l'autre jour et qui m'a fait sursauter l'autre jour, c'est une publicité qui faisait la promotion d'un prix scientifique ne récompensant que des femmes. Un genre de prix Nobel réservé aux femmes. Ces procédés ont tendance à me faire dire que si on ne crée pas une distinction réservée aux femmes, elles ne pourraient pas l'emporter. Mais ça n'a pas l'air de choquer les gens et ça fait plaisir aux féministes qui réclament l'égalité entre les sexes. Sauf que c'est l'exact inverse, ça ne fait qu'augmenter le clivage.
Si on créait une récompense réservée aux hommes, on se ferait vite taxer de misogyne, et ça serait limite illégal, car croyez le ou non, mais dans la répartition en quotas de la représentativité des individus, les femmes sont une minorité.
Oui, vous ne rêvez pas les femmes sont une minorité au même titre que les noirs, les maghrébins, les asiatiques et les canards de bain. Pourtant je croyais qu'il y avait à peu de choses près autant d'hommes que de femmes sur terre, m'aurait-on menti?

Si les femmes sont si minoritaires, ça expliquerait pourquoi j'arrive pas à me trouver une nana normale, cela dit.

samedi 4 avril 2009

C'est dommage que les billets soient aussi chers

Je devrais aller plus souvent à l'aéroport. C'est vraiment là que j'ai le plus de succès. Imaginez un peu: un polyglotte cultivé, poli, serviable, et beau gosse pour ne rien gâcher, quelle touriste pourrait résister?
Non, elles ne résistent pas. Les italiennes font l'effort de comprendre mon mix d'espagnol et d'anglais pour que je n'aie d'yeux que pour elles tout le long du trajet vers paris et une américaine me met à contribution pour que j'enseigne des rudiments de français à sa fille pendant que je fais une visite guidée de chatelet les halles le temps d'une correspondance (pour ceux qui ne connaissent pas, on peut s'y perdre facilement, quand je suis arrivé en france j'ai eu du mal).
Surtout ce qui fait que les touristes aiment me demander de l'aide, c'est que les parisiens sont de sacrés connards. Si je n'avais pas été là, la première impression des français qu'auraient eu ces étrangères chez nous aurait été la même que celle que je me fais de mes congénères (et dans congénères il y a génères) tous les jours dans le métro, et qui n'est pas reluisante. Des gens sales et malpolis qui beuglent sur un frêle bout de femme parce que sa valise gêne.
ça se saurait depuis longtemps si on avait réussi efficacement à rendre les valises non-encombrantes, non?
Le touriste fraîchement débarqué qui n'a vu des français qu'au cinéma (et encore, seulement un poncif daté) n'est pas encore armé. ça ne fait que 30 minutes qu'il est en france, il a pas mal d'heures d'avion dans les pattes et ne pourra souffler qu'une fois arrivé à son hôtel.
à quoi reconnait-on un gros con? S'il engueule une touriste fraîchement débarquée parce que sa valise l'empêche de s'asseoir à cet endroit précis, alors qu'il y a plein de place dans le train, vous avez peu de chance de vous tromper. Vous venez de croiser un spécimen assez peu commun: celui qui n'est pas juste con, mais qui en plus veut le prouver au monde entier.

Ouvrez l'œil, vous pourrez peut-etre avoir la chance de tomber sur un spécimen rare, par exemple celui qui fume son joint dans le rer, je vous conseillerai alors de sortir votre fusil, sa fourrure se vend cher... mais soyez discret, c'est une espèce protégée.

mardi 31 mars 2009

Que ça peut etre con une femme!

Je ne comprends pas les femmes. Ce n'est pas nouveau mais un nouvel evenement me rend un peu plus perplexe encore. Plus on les maltraite et plus elles nous aiment. plus onles traine dans la boue et plus elles se mettent à genoux et en redemandent. Plus je me comporte comme un salaud, ouvertement, et moins on me prend la tete.
Mon ex a toujours dénigré ces femmes qui n'aiment que les hommes qui leur crachent dessus, et maintenant que je voudrais qu'elle me lache et que je la traite comme une merde elle me fait des trucs qu'elle voulait pas faire avant.

Avec un petit effort, on peut diriger les femmes à la baguette. Ce n'est pas tres difficile, mais ça prend du temps. D'abord il faut qu'elle soit un peu engagée dans la relation (avec une inconnue de passage, ça marche pas... enfin, si mais pas de la meme façon et tout le monde n'est pas capable de le faire) si possible un peu deprimée donc dependante. Ensuite il suffit de la priver de sexe quelques jours, et quand on lui dit qu'on est finalement pret (là c'est l'étape la plus difficile) lui faire le coup de la panne. ça marche à tous les coups.

Je ne comprends peut-etre pas les femmes, mais ça ne m'empeche pas de faire ce que je veux avec

lundi 30 mars 2009

Des projets plein la tete

Je suis terriblement impatient: dans quelques jours maintenant je serai libre.
Délivré de la contrainte de m'occuper de mon ex. Ce soir je vais la voir pour qu'elle arrête de faire chier ma mère. Pourtant en temps normal j'en ai pas grand chose à battre de ma mère, c'est dire si elle est allée loin. Il faut dire que ma mère est terriblement inquiète dès qu'on lui dit un truc qui me concerne. Je ne dis pas qu'elle n'a pas de raisons d'être inquiète, juste qu'à force elle s'attend au pire, et croit les pires horreurs qu'on peut lui dire à mon sujet. Jusqu'à hier encore elle croyait qu'avec Necrose on etait devenus de dangereux violeurs. Pervers, oui, mais violeurs, je dis non! Elles etaient consententes (ou bourrées) et ne sont jamais parties déçues, voire plutôt déçues de ne pas etre invitées à revenir.
Pour qu'elle arrete de faire peur à ma pauvre petite maman, je me retrouve contraint à passer du temps avec elle. Bordel, mais elle se rend compte à quel point ça va loin? Et les SMS en pleine nuit "attention je vais me suicider si tu viens pas vite" suivis d'un "c'est pas du chantage affectif"... j'y croirais presque si c'etait pas la douzieme fois.

Mais c'est bientôt fini. Je vais l'accompagner à l'aeroport pour etre bien certain qu'elle monte dans son putain d'avion, et je vais prendre un verre avec une nana rencontrée il y a peu avec qui le courant passe bien. On s'est promis de se fabriquer une belle gueule de bois ensemble. Tant qu'à faire, apres avoir bu on peut passer la nuit ensemble. Les personnes qui me l'ont presentée me l'ont un peu décrite, et ce qu'ils appellent un caractere de merde s'avere etre exactement le meme que moi. Si on est bien synchros dans nos periodes 'je boude', on a moyen de s'entendre.

ça fait plusieurs semaines que je suis surmené mais que je refuse de prendre des jours de congés. Ceux qui me connaissent le savent, je parle. Il en aurait fallu peu pour qu'elle l'apprenne si j'en avais posé. et il aurait fallu que je le passe avec elle, non merci. Mais une fois partie, j'ai plein de gens à voir. Une qui veut que je goûte sa quiche, une qui veut faire de la sculpture avec moi.

Je sens que je vais encore avoir des vacances chargées, moi!

lundi 23 mars 2009

Le temps c'est chiant

Le temps est une ressource bien trop rare pour qu'on le gache. En ce moment, je n'en ai plus. J'en manquais déjà pour pouvoir concilier mon boulot, mon repos, la musique, et la glande, mais en plus maintenant mon ex m'en réclamme. Et c'est pas juste une heure par-ci par-là, ou une soirée dans la semaine. Non, il lui faut tous mes samedis et dimanches, plusieurs soirs dans la semaine, et si je posais un congé il faudrait que le passe avec elle. heureusement que j'ai pas encore eu le temps d'en poser. C'est assez paradoxal, j'ai pas le temps de faire les demarches qui me permettraient d'en avoir.
Qu'est-ce qu'elle croit? que je chie des pendules? Le week end, j'aspire à un peu de repos bien merité, avec un peu de motivation je fais le menage et je descends les poubelles (ça fait longtemps que j'ai pas trouvé la motivation) si j'ai le courage, il faut faire des lessives (je manque aussi de courage) la vaisselle, les courses (c'est facultatif) et le soir on a envie de sortir.
Resultat des courses, je ne fais rien de mon week end, meme pas le repos.
Je me reveille plus tot le samedi que quand je dois aller bosser puisque le vendredi soir je commence à ronfler une heure apres etre rentré. à peine mon telephone allumé je reçois un appel de mon ex. Je suis faible et je cede, donc je me retrouve à passer tout mon temps chez elle alors que je ne veux pas.
Oui, je sais que je vais avoir du mal à me faire plaindre sur ce coup là, je me fais requisitionner par mon ex pour qu'on passe tout le week end à faire des galipettes et regarder des films pour reprendre notre souffle. Oui, mon chatiment pourrait etre pire, mais j'ai pas toujours envie. Bordel, je ne suis pas qu'une bite. Je suis, aussi, une bite, certes, mais je suis surtout un etre fragile, susceptible qui a besoin de vetements propres pour aller bosser. Je suis un mec qui se fout un peu de tout et sur qui le monde qui l'entoure n'a plus trop prise, à force d'ignorer le monde pour ne plus ressentir la douleur qu'il m'a fait sentir, la merde qui compose ce monde me passe dessus comme de l'eau sur le dos d'un canard.
Je suis un mec qui voudrait qu'on lui foute un peu la paix. Je ne fais rien qui me deplaise. Jamais. Si j'ai faim, je mange, je me fous de l'heure, si j'ai pas faim, je ne vais pas me forcer. Si j'ai envie de pisser je me contrains quand meme à aller à l'endroit indiqué pour ça.
Je vis.
Ma presence sur terre n'est pas importante. Il n'est pas necessaire de 'reussir' sa vie (je deteste cette expression). une vie de merde est tout aussi passionnante que celles qui nous sont dépeintes dans les magazines, voire plus. En une journée il m'arrive plus de trucs bien qu'en une vie de conformiste de mes deux. Je n'ai pas besoin d'avoir mon nom sur l'affiche pour avoir un role à jouer.

Nous vivons dans une serie B, on a un dialoguiste de merde et on joue tous super mal la comedie.

mercredi 18 mars 2009

Je ne vous ai pas oubliés

Très estimés lecteurs.
Un tel délai entre deux notes est tout simplement inacceptable, j'en conviens. Mais j'ai pas pu faire mieux. C'était soit rien, soit de la merde. j'ai fait une dizaine de brouillons mais c'était tout pourri donc c'est resté à l'état de brouillon. C'est même pas parce que j'ai rien à dire, ni par manque de temps, ni par manque de haine, et pas non plus par manque de sexe, juste que les mots viennent à manquer.
J'ai beaucoup de mal à dire sur mon ex, mais mis à part du règlement de compte assez superficiel, rien de ce que je pourrais dire sur elle ne vous concerne, ne vous donnera un nouvel éclairage sur votre propre vie... c'est juste entre elle et moi, voire entre elle et elle, puisque moi même me sens de moins en moins concerné par sa vie. C'est pas de ma faute si elle s'est vautrée même si elle me dit responsable de l'échec de sa vie.
Elle fait juste chier
Je me retrouve obligé de mentir pour trouver un motif valable pour ne pas aller la voir, alors qu'avec toute personne normalement constituée, un simple "j'ai pas envie" devrait suffire. Non, pas pour elle. Et c'est moi l'egoïste? laissez moi rire.





Voilà j'ai assez ri, merci.

Hier, elle voulait que je vienne encore la voir, et j'ai bafouillé un peu en essayant de me trouver une raison jusqu'à ce qu'elle me souffle "si tu vas voir quelqu'un, t'as juste à me le dire, j'en ferai pas une maladie" et bon sang mais c'est bien sûr! j'ai quelqu'un à voir! parfait!

Pour la peine, j'ai appelé Mlle. C., et elle etait ravie que mon ex m'ait suggeré d'aller voir quelqu'un.

lundi 9 mars 2009

Evolution

Il y a peu de temps, un ami me dit après avoir lu ma dernière note "Comment peux-tu te considérer fondamentalement bon tout en prônant une extinction de l'espèce?"
Je pense que ça n'a rien à voir. je pense que c'est dans notre intérêt à tous de mourir un jour. Et je pense que si on le fait tous au même moment, on se sentira moins seuls. La fin du monde n'a pas besoin d'être nécessairement un cataclysme (attention, ce bolg n'est pas un bolg sur le cataclymse, merci de votre compréhension) les éléments ne vont pas se déchaîner subitement tous ensemble comme voudraient nous le faire croire les activistes ecolos. Ils font chier à être alarmistes comme ça. Je ne dis pas qu'ils ont tort, juste que leur combat est vain. Ils n'arriveront pas à encourager les industriels à polluer moins, et même s'ils y arrivaient, ça resterait "moins", et pas encore un "plus du tout".
Mon ami Necrose est un partisan de l'extinction humaine par arrêt de la procréation, je suis assez d'accord. Mais on peut aussi aider un peu à aller plus vite en se supprimant soi-meme.
Attention les enfants, je vous rappelle que cette procédure est définitive (jusqu'à preuve du contraire) et que votre propre mort égoïste ne changera rien à la situation désastreuse du monde. Votre petite action isolée n'aura aucune conséquence à l'échelle mondiale. Seuls, vous n'empêcherez pas le déclin de l'univers...

Je m'emporte un peu, pardon. Je crois que l'extinction de l'espèce humaine profitera au bien du plus grand nombre, et dans une logique très vulcaine, je suis une homme bon. Mon but n'est pas de nuire à ceux qui veulent continuer à vivre. Ils se retrouveront seuls et auront à rebâtir une civilisation. eux, ou l'autre espèce qui nous succédera. Quand une autre espèce animale arrivera à se trouver un territoire dans lequel elle a assez de proies mais aucun prédateur, alors elle pourra consacrer du temps à se désanimaliser (le mot n'existe pas, je vous emmerde)

Je crois que l'homme est ce qu'il est parce qu'un jour il a commencé à choisir des partenaires sexuels en fonction d'autres critères que le meilleur mélange génétique. Plusieurs études scientifiques tendent à prouver qu'on cherche inconsciemment le partenaire qui est le plus different de nous génétiquement (après on se demande pourquoi il y a des zoophiles..., rhoo, je suis méchant). Là je ne suis pas vraiment d'accord. C'est ce que font les animaux, c'est ce qui fait qu'ils restent des animaux. l'évolution vient de la mutation. Je crois que l'espèce qui naîtra de l'évolution de l'homme seront les trisomiques les plus résistants. Je crois qu'il faut regrouper les trisomiques et les laisser fonder leur propre civilisation. Je serais curieux de voir à quoi ça ressemblerait, une nouvelle ère.

Je crois qu'il faut savoir quand on a fait son temps, quand il faut s'effacer soi-meme. Je crois que si on veut faire avancer l'espèce il faut aller à l'encontre de la nature. il faut faire des choses contre nature. Baisez vos soeurs, épousez vos cousins... hum, non c'est pas ça!
N'écoutez pas vos hormones, ayez des trisomiques, et faites les se reproduire entre eux! Je veux voir aujourd'hui à quoi ressemblera le monde de demain.

Les paléontologues du futur se demanderont peut-être comment nous avons fait pour durer si longtemps avec des organismes si primitifs.

samedi 7 mars 2009

C'est long, une semaine

Vous aurez remarqué que je n'ai rien dit pendant une semaine, et j'en suis le premier désolé. Après tout, ce blog me sert d'auto-psychanalyse (d'où le 'autopsie d'un mec complexé' écrit en haut de la page pour ceux qui n'avaient pas compris) et donc moins j'écris et moins je me défoule, donc plus je prends sur moi et plus je risque de redevenir comme avant. Don't make me angry, you wouldn't like me when I'm angry.

Une semaine c'est long, surtout si on se fait chier.
Je n'ai rien foutu de la semaine. J'ai niqué, j'ai picolé, j'ai bossé, j'ai maté des pornos et me suis surtout touché la bite. J'étais seul à la maison et alors que je pensais qu'un peu de solitude me permettrait d'avoir un peu plus d'intimité, j'ai surtout tourné en rond comme un rat en cage. J'aurais pu appeler Mlle. C. mais je n'en ai rien fait, j'aurais pu me changer les idées et faire un tour au bar, mais j'avais pas envie de voir des inconnus. J'avais envie de rester avec des gens que je connais. J'aurais du proposer à des collègues une petite mousse après le boulot, mais j'ai pas eu le courage de leur proposer. J'ai voulu jouer un peu de gratte, mais je ne sortais que de la merde.

Une semaine c'est long, surtout si on me fait chier.
J'ai passé deux soirs avec mon ex, et on aurait pu en passer d'autres encore si elle était pas aussi chiante. Alors qu'on avait passé une soirée délicieuse et une nuit exquise, le lendemain elle a repris sa vilaine manie de faire les questions et les réponses. de tourner ses questions de telle sorte que quelle que soit la réponse, ça ne soit pas celle qu'elle voulait entendre (ça vaut aussi pour l'absence de réponse) et aussi sec elle se met à faire du boudin. Non, c'est pas qu'elle fait du boudin, elle entre dans son délire de persécution. à l'entendre je suis un tortionnaire. Je ne suis pas toujours tendre, je ne suis pas toujours gentil, mais je me considère fondamentalement bon, ça me troue le cul qu'elle puisse croire que je veuille sciemment lui nuire. Depuis je prefere faire le mort quand elle m'appelle. Cette technique n'a jamais apporté rien de bon, mais je n'ai pas trouvé d'autre moyen de souffler un peu. Elle me met hors de moi quand elle fait ça. Après on se demande pourquoi quand on était ensemble on se séparait tous les trois mois, je vous le dit, c'est à cause de son attitude de merde.

Une semaine c'est long, et la prochaine ne s'annonce pas plus courte...

samedi 28 février 2009

It's too late

Dans moins de deux semaines mon ex retourne d'où elle vient.
Les personnes qui sont proches de moi (MM nécrose, Nepheris, Gürlm, N, J, R, et tant d'autres) diront que ce n'est que pour le mieux.
Et pourtant... je crois qu'elle va me me manquer.
Plus on s'approche de la date fatidique, plus j'ai peur. Cette femme a été là pour moi aux moments où je n'étais certain de rien. Puis avec elle j'ai cru être certain de ne pas vouloir finir avec elle. puis une fois sans elle j'ai pensé que je n'aurai aucun mal à refaire ma vie...
ah bah ouais mais non...
Je n'ai pas tant de mal à trouver une partenaire sexuelle, et si j'insistais plus encore, Mlle C. m'obérait au gros doigt et à l'œil. Mais ce n'est pas ce genre de relation que je recherche.
à mon grand regret, mon ex m'a fait devenir exigeant. ça peut paraître paradoxal quand on la connaît, et on peut penser que je prends ça par dessus la jambe quand on se souvient de la grosse (dont je préfère oublier le nom à défaut de pouvoir oublier l'existence), et quand on sait quelles ont été mes maîtresses pendant que j'étais avec elle.
Ma maîtresse principale doit se trouver loin du canon de beauté qu'on voit dans les magazines, cependant cette fille là a su me charmer, a su faire de moi sa chose. Puis elle est partie...

Mon ex, avec qui j'ai, au bout du compte, passé les meilleures années de ma vie, s'en va. J'ai beau être un homme (presque) normalement constitué, sa voix et sa façon de penser me manqueront plus que son cul. Et pourtant, vous n'avez pas idée à quel point son cul va me manquer

Mais bon, le billet d'avion est payé, le déménagement est plus qu'entamé... C'est trop tard



ps: je voulais accompagner cette note d'un peu de musique, mais je n'ai pas trouvé le morceau en streaming, donc je vous enjoins à chercher "all of a sudden" par XTC.

jeudi 26 février 2009

Un peu d'honnêteté ne nuit pas

Voilà, je dois bien vous l'avouer, je suis prêt à toutes les bassesses pour avoir plus de lecteurs. J'ai remarqué que j'avais plus de retour quand je parlais de cul, alors je parle de cul. On apprécie mon langage ordurier alors je jure comme une camionneuse. Il faudra que je vous raconte mes histoires de cul avec des camionneuses, ça devrait vous plaire.

Tout ce que je souhaite c'est que veniez chaque jour plus nombreux lire mes histoires. Partager mon expérience de la vie avec vous, et qu'en retour vous me fassiez profiter aussi de vos expériences. Je t'aime, lecteur, d'où que tu vienne, qui que tu sois, et c'est uniquement pour adoucir l'amertume de ta morne vie que je me force à écrire de plus en plus souvent. C'est pas toujours facile, c'est pour ça que je fais aussi appel aux amis pour meubler quand je suis en rade de sujets.
Je n'ai pas envie de parler de l'actualité des 'stars', même si ça me vaudrait pas mal de visiteurs, et s'il suffit de caser un petit 'carla bruni nue' pour ça, je ne veux pas avoir pour lecteur régulier la personne qui souhaitait vraiment trouver une photo de charme ici.
Je n'ai pas envie de vous parler ici de mes rêves érotiques, même s'ils impliquent des collègues de travail et des extraterrestres (et des cyborgs zombies aussi), aussi passionnants soient-ils. Je veux surtout partager avec vous un regard sur la société et les cons qui la composent. Et parler un peu de cul aussi quand même, parce que c'est bien le cul.

Utiliser la liberté d'expression que me permet l'anonymat (près de la moitié de mes lecteurs savent qui je suis en vrai... mais c'est pas grave) pour dénoncer la dictature cachée sous les oripeaux de la république et cracher sur le monde tel qu'il est et rêver d'un monde meilleur, un monde libéré des contraintes capitalistes, un monde qui bouge, un monde qui laisserait sa chance à celui qui a eu une tuile au mauvais moment.

Je suis un dangereux idéaliste. Déjà je suis un anarchiste qui vote, ça commence bien, mais je rêve d'un monde démonétisé, où le travail rapporterait autant que l'oisiveté, c'est à dire rien. La mise en place de cette société serait douloureuse au début (ça fait toujours mal la première fois) mais à l'échelle mondiale ça peut marcher. il faut juste tout équilibrer parce que les comportements ne changent pas aussi vite. il y en aura encore qui voudront accumuler les ressources et organiser un trafic, réorganiser un commerce alors que toute l'utopie repose sur l'absence de commerce, la confiance, la volonté et l'épanouissement personnel dans le travail qu'on fait par plaisir et non par contrainte. Imaginez seulement ce que ça signifie! Au lieu de faire de l'informatique parce que vivant en agglomération c'était le seul moyen de tirer des revenus de ce que je pouvais faire de mes doigts, j'aurais pu être éleveur de chèvres dans le Larzac ou que sais-je. Ce n'est qu'un exemple, j'aime pas particulièrement les chèvres (et ne comptez pas sur moi pour vous raconter mes histoires de cul avec des chèvres, bande de dégénérés).

Non, plus j'y pense et plus je pense que ça ne sera pas possible à moins d'une modification radicale du monde que nous connaissons. Ou alors ça va faire beaucoup de morts.

De mon point de vue, on est partis pour vivre dans un monde de merde pour un sacré bout de temps, et le monde qu'on lègue à ceux qui viendront plus tard sera encore pire que celui dont je me plains.

Il y a des jours comme ça, j'arrive pas à être optimiste.

mardi 24 février 2009

Elle est accro...

...Oui, mais à quoi?
au sexe en general, à moi en particulier, à mon corps, ou à n'importe quel corps mais il n'y a que le mien de disponible? ça fait beaucoup de possibilités d'un seul coup.
J'ai eu mon ex au telephone il y a pas longtemps. Elle voulait s'excuser d'avoir dormi tout le temps qu'on a passé ensemble la derniere fois qu'on s'est vus. Je ne vais pas m'en plaindre, je crois que c'est la premiere fois qu'on passe plus d'une heure ensemble sans s'engueuler. Et donc, au telephone, j'ai repéré la petite voix coquine qu'elle fait quand elle a envie de me sauter dessus. Elle continue de dire que je suis le pire amant qu'elle ait pu avoir, toutes categories confondues (je crois que meme les amibes lui font plus d'effet), pourtant presque à chaque fois qu'on se voit on finit par coucher ensemble.
Là elle veut savoir quand je serai à nouveau disponible pour la voir, mais de la disponibilité, j'en manque franchement beaucoup, et sa façon d'insister pour qu'on se voie encore n'est pas innocente, je la connais suffisemment pour savoir ça. D'un seul coup, mon ego est devenu encore plus encombrant, mes chevilles ne rentrent plus dans mes grolles. Je suis passé du statut de sous-être à celui de bête de sexe. J'exagere... Je ne pense pas etre devenu un meilleur amant entre temps, juste qu'elle est devenue moins difficile depuis.
Et aussi que je suis peut-être le seul à ne pas lui avoir dit non.
Apres tout, l'une des (nombreuses) raisons de notre rupture etait un rapport au sexe diametralement opposé. Pour moi, c'est bien, c'est mieux avec que sans, mais on peut s'en passer quelques temps si on se sent pas bien. Pour elle, plutôt crever que de devoir s'en passer, et pendant des années elle a insisté sur le fait que si notre menage marchait si mal c'est parce qu'il y a plusieurs années, pendant 3 semaines d'affilée, j'avais pas envie.
à chaque dispute, elle ressortait cet argument, meme si ça n'avait aucun rapport avec le reste (genre j'avais pas fait la vaisselle). je pense qu'elle avait été traumatisé par cette experience.

Bon, en attendant je ne me plains pas trop, je veux surtout faire la paix avec elle avant son départ, et c'est un agréable moyen de changer l'opinion désastreuse que nous avions l'un de l'autre.